Qui sommes-nous ?
Notre histoire
Une histoire qui commence en 1946
Tout commence en 1946. Deux amis passionnés de marionnettes, Félix Bonjean et Antoine Durer, fondent à Etterbeek une petite compagnie. Ils lui donnent un nom inspiré de Pinocchio : Les Cœurs de Bois. Et les Cœurs de Bois vont beaucoup voyager.
Au fil des années, la compagnie joue dans différents lieux de Bruxelles, participe à des tournées et multiplie les collaborations. On retrouve notamment le théâtre aux côtés de Mickey Magazine, à l’Expo 58 ou encore lors d’une collaboration avec la Metro-Goldwyn-Mayer pour la sortie du film Lili. Les archives du théâtre gardent aujourd’hui les traces de toute cette histoire : programmes, courriers, photographies, affiches, coupures de presse et, bien sûr, des marionnettes.
De parc en parc
Pendant plusieurs décennies, les Cœurs de Bois sont avant tout un théâtre voyageur. Parc de Bruxelles, Rodebeek, différentes salles bruxelloises… la compagnie s’installe, repart et recommence ailleurs. Le Bois de la Cambre occupe une place particulière dans cette histoire. Félix Bonjean y installe ses marionnettes et y fait vivre une tradition de spectacle en plein air qui perdure encore aujourd’hui.
Puis, en 1991, un événement vient tout bouleverser : l’incendie du Chalet Robinson, où jouait alors le théâtre. Le castelet disparaît, mais pas les Cœurs de Bois. Les marionnettes trouvent refuge ailleurs, les spectacles continuent et le théâtre reprend la route.
« C’est peut-être ce qui résume le mieux son histoire : les lieux changent, les marionnettes restent. »
Félix Bonjean, une vie avec les marionnettes
Derrière les Cœurs de Bois, il y a surtout la longue histoire d’un homme : Félix Bonjean. Au fil des années, il écrit, adapte, construit et manipule, constituant peu à peu un répertoire dont une grande partie est encore jouée aujourd’hui : Les Aventures de Fanfan, Le Rossignol, Le Music-Hall, La Fleur de Vie, Le Diable dans l’Horloge et bien d’autres.
Mais à travers les anciennes interviews de Félix, on découvre surtout une certaine idée du théâtre et de l’enfance. Après l’incendie du Chalet Robinson en 1991, alors que les Cœurs de Bois viennent de perdre leur lieu de représentation, il explique pourquoi il tient malgré tout à poursuivre :
« L’enfant est un être privilégié. Car il a l’avantage d’être tout neuf et sans a priori. »
— Félix Bonjean
Pour Félix, le théâtre n’est donc pas simplement là pour distraire les enfants. Il doit aussi leur permettre de découvrir autre chose, de développer leur imaginaire et de rencontrer des histoires qui les accompagneront en grandissant. Et surtout, il défend l’idée de continuer à faire vivre les contes et les légendes :
« Le marionnettiste n’hésite pas à plonger dans le patrimoine des contes et des légendes. »
— Félix Bonjean
Cette conviction traverse toute l’histoire des Cœurs de Bois. Andersen, Grimm, Perrault, contes asiatiques, mythologie grecque, fabliaux du Moyen Âge ou créations originales : Félix a construit pendant des décennies un répertoire extrêmement varié, dont le théâtre conserve encore aujourd’hui une grande partie.
Un théâtre qui doit rester vivant
Félix ne voulait pourtant pas faire de la marionnette quelque chose de figé ou de nostalgique. C’est quelque chose qu’on retrouve dans les archives : l’idée de transmettre des formes anciennes tout en continuant à les travailler, à les adapter et à les faire vivre devant de nouveaux publics. Le théâtre parlera plus tard de cette volonté comme d’une recherche d’équilibre entre « modernité et folklore ». Antoine Durer est décédé en 1980. Félix, lui, poursuit l’aventure des Cœurs de Bois pendant plusieurs décennies encore, jusqu’à sa disparition en 2013.
La transmission
Cette transmission s’est faite jusque dans les dernières années de sa vie. Sébastien Kempenaers, engagé au théâtre depuis près de dix ans au moment du décès de Félix, reprend la direction artistique des Cœurs de Bois en 2013.
Les marionnettistes changent, les histoires continuent.
Enfin une maison
Après près de soixante-dix ans à déménager, les Cœurs de Bois finissent par poser leurs valises. En 2015, le théâtre s’installe à Laeken, dans une partie de l’ancien Hôtel de Ville. Cette installation permet aux Cœurs de Bois de pérenniser leur répertoire, de développer de nouvelles créations et de poursuivre leurs activités. Notre salle compte aujourd’hui 80 places.
Et lorsque vous venez voir un spectacle, regardez autour de vous : une partie de l’histoire du théâtre est toujours là. Plusieurs anciennes marionnettes sont exposées dans la salle et certaines ont déjà traversé plusieurs générations de spectateurs.
80 ans… et toujours des histoires à raconter
En 2026, les Cœurs de Bois fêtent leurs 80 ans. 80 ans de spectacles, de castelets montés et démontés, de tournées, de déménagements, de créations, de rencontres et surtout de marionnettes manipulées devant des générations d’enfants.
Notre manière de travailler a changé. Bruxelles aussi. Mais notre envie reste finalement assez proche de celle des débuts : faire vivre la marionnette, transmettre les histoires que nous aimons et donner aux petits comme aux grands le plaisir de se retrouver devant un castelet.
Et après 80 ans, le spectacle continue.
L'équipe
Directeur Artistique, marionnettiste
Sébastien a intégré le Théâtre en 2002, aux côtés de Félix. Depuis, il crée et joue sans relâche pour vous satisfaire. Il dirige la Compagnie depuis 2013.
Sébastien naquit dans un aquarium.
Fils d'une sirène et d'un marshmallow. Très petit, il voulait perdre sa nageoire afin de voyager sur la terre ferme. Un jour, en parlant avec son amie la baleine, qui avait des douleurs d'estomac, il rencontre Pinocchio, qu'elle avait avalé par mégarde. Pinocchio, libéré, regagna la terre ferme et alla rejoindre son papa Geppetto, qui l'appelait « Mon petit cœur de bois ».
Sébastien continua sa vie aquatique, mais un jour, lors d'un concours de saut olympique avec Oum le dauphin, il sauta tellement haut qu'il en perdit sa nageoire caudale qui, en se détachant, lui servit de parachute pour retomber sur la terre ferme.
Là, il fit la rencontre d'un petit bonhomme nommé Félix, qui vivait dans une cabane au milieu d'un parc entouré de plein de pantins. Félix prit Sébastien sous son aile et, depuis lors, il joue, manipule et fabrique des marionnettes. Pour le meilleur et pour le pire. Il conserve de son passé de sirène ses cheveux en boucles d'algues.
Régisseur, marionnettiste
François naquit précisément le lendemain de la veille du jour de sa naissance. Haltérophile congénital, il se lance très tôt dans la profession de lutteur en MMA. Malheureusement, une rupture des ligaments croisés, survenue par hasard lors d'une conférence sur le droit des lombrics à faire de la poésie en vers réguliers, l'oblige à mettre un terme à sa carrière.
Entré aux Cœurs de Bois en 2022, ses seuls combats, dorénavant, sont de s'occuper de la régie du théâtre, d'interpréter et de manipuler les marionnettes lors des spectacles, dans l'espoir de ravir petit·es et grand·es.
Assistante administrative, Marionnettiste
Vous savez où est-ce que vous ne trouverez jamais Eulalie ? Derrière un bureau. Enfin, c’est ce qu’elle pensait avant d’arriver aux Cœurs de Bois.
Après avoir parcouru le monde à la recherche d’un métier qui n’existait pas encore, Eulalie finit par pousser la porte du Théâtre en 2026. On lui confia quelques papiers à ranger, deux ou trois mails à envoyer et un tableau Excel à surveiller. Depuis, elle tente courageusement de mettre de l’ordre dans un théâtre peuplé de marionnettes, de vieux décors, d’archives mystérieuses et de mille petites choses à organiser.
Mais Eulalie n’est pas venue uniquement pour parler aux administrations et poursuivre les factures égarées. Quand elle parvient à s’échapper de son bureau, elle rejoint les castelets, où elle apprend à donner vie à des personnages qui, eux aussi, ont parfois du mal à suivre le scénario.
Assistante administrative et marionnettiste, elle veille donc à ce que les Cœurs de Bois continuent de tourner, sur scène comme dans les coulisses. Et si vous la cherchez vraiment, regardez probablement du côté d’une liste. Eulalie adore les listes.
Activités
Depuis 1946, le Théâtre Royal Les Cœurs de Bois fait vivre l’art de la marionnette à Bruxelles. Des contes traditionnels aux aventures de Guignolet, des marionnettes à fils aux marionnettes à gaine, notre répertoire s’est construit et transmis au fil des générations. Certaines histoires sont jouées depuis plusieurs dizaines d’années, d’autres sont venues les rejoindre en chemin. Aujourd’hui, l’aventure continue autour de trois grands rendez-vous.
Des spectacles en salle
Notre salle, à Laeken, vous ouvre ses portes d'octobre à mai pour différents spectacles issus de notre répertoire.
Nos inspirations varient entre contes traditionnels asiatiques ou occidentaux, récits populaires, fabliaux du Moyen-Age, mythologie grecque...
Il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges.
Guignolet dans le parc
Guignolet, notre mascotte, vous accueille dans son castelet du Bois de la Cambre tous les étés, de début juin à fin août.
Vous y verrez toutes les histoires qui se trament à Par-Ici-Les-Béguines, qui abrite Guignolet et ses amis.
Entre les visites des Extraterrestres, du Petit Chaperon Rouge et du Diable, les méfaits de Bibi et Coco, les entourloupes de Monsieur Salingot ou de Madame Grossous, les histoires d'amour du Prince Caraby et les histoires de Château du Roi Robert...
On n'a pas le temps de s'y ennuyer !
Le Festival insifon
Insifon, festival international de marionnettes, gratuit et en plein air, vous est proposé chaque année, le dernier WE du mois d'août, dans le Parc Meudon (Neder-Over-Hembeek).
Nous y assurons la programmation et y invitons des collègues marionnettistes en tous genres : Burlesque, poésie, réflexion, rires ou surprises...
Tout le monde s'y retrouve dans une ambiance détendue et conviviale.